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Rapport 2005 de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles

Mise à jour : 02/11/2005

Auteur : Observatoire national des zones urbaines sensibles
Octobre 2005, 204 pages

INTRODUCTION

Le rapport 2004 de l’observatoire national des Zones Urbaines Sensibles fut une illustration, en l’état, des écarts sociaux, économiques et urbains entre ces territoires, leurs agglomérations et les moyennes nationales. Il retraçait les grandes tendances des transformations de ces quartiers pendant la décennie des années quatre-vingt-dix, notamment dans les domaines du peuplement et de l’habitat.

Ce rapport 2005, présente un bilan actualisé des évolutions de ces écarts, sur la base des indicateurs définis en annexe de la loi du 1er août 2003 de programmation et d’orientation pour la ville et la rénovation urbaine. Il complète le rapport 2004 en élargissant la liste des indicateurs suivis ; il analyse, de manière plus détaillée, certaines thématiques et aborde plus systématiquement la question de la diversité des Zones Urbaines Sensibles.

En l’espace d’un an, les évolutions ne peuvent être que limitées ... Ceci est d’autant plus vrai, que ce rapport 2005 traite de la situation en 2004, voire 2003 ou antérieure pour certains aspects. Aussi, il n’était pas possible d’analyser les effets des nouvelles politiques publiques dont les résultats ne pourront s’apprécier réellement qu’au cours des prochaines années.

C’est le cas, notamment, du grand chantier de la rénovation urbaine mis en route en 2004, des différents dispositifs du plan de cohésion sociale et de la réforme de la dotation de solidarité urbaine et de cohésion sociale engagés en 2005.

Ce rapport est le reflet de cette situation intermédiaire, il rend compte dans un souci de clarté, en se basant sur des données aussi fiables et vérifiables que possible, de l’état actuel des ZUS et trace en filigrane les évolutions à venir si les tendances récentes se confirment.

La forte mobilité résidentielle renforce la part fragile des populations en ZUS Il convient d’emblée, avant d’examiner thème par thème les évolutions des indicateurs calculés sur les territoires des ZUS et de leurs agglomérations, de souligner l’importance des mobilités résidentielles observées dans les années quatre-vingt-dix. L’étude de ces mouvements présentée plus loin (point 8) montre bien leur caractère sélectif. Les populations les plus fragiles ont tendance à rester dans ces quartiers alors que les trajectoires sociales ascendantes s’accompagnent souvent d’un départ des ZUS.

Selon la date d’observation, ce ne sont pas forcément les mêmes habitants qui résident en ZUS. Une dégradation ou une stagnation des indicateurs socio-économiques de ces quartiers entre deux dates ne reflète donc pas nécessairement l’évolution des conditions de vie des populations présentes en début de période mais résulte aussi des changements induits par la mobilité résidentielle. Il n’en demeure pas moins que l’esprit de la politique de la ville et la loi du 1er août 2003 est de tenter de combler des
écarts entre les territoires.

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 Observatoire national des zones urbaines sensibles
 
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